Archive pour la catégorie ‘Général’

Les affaires et la tourmente économique

Jeudi 14 mai 2009

Faire le point sur la conjoncture économique est une entreprise qui peut s’avérer être un art plutôt qu’une science – même en période de stabilité.  Le défi est d’autant plus grand en période de grande volatilité, comme celle que nous vivons à l’heure actuelle.   Les soi-disant experts nous fournissent à tour de rôle leurs perspectives sur la performance des marchés boursiers, l’emploi, les devises, l’immobilier, la consommation, le PIB.  Chacun y apporte ses prévisions et ses solutions, qui vont de l’intervention massive de l’état jusqu’au libre cours des forces du marché.   Et ils offrent des conseils …  La vérité est que personne (ou presque) n’a su prévoir la crise financière qui secoue notre économie depuis septembre 2008.

Le 7 mai, 2009 le TSX a franchi la barre des 10,000 – son niveau d’il y a six mois.  Le Canada a crée 35,000 emploi en avril selon Statistique Canada.  Le FMI affirme que le Canada est en meilleure position que les autres pays industrialisés, surtout à cause de notre politique fiscale axée sur la prudence et notre gestion serrée des institutions financières.  Plusieurs commentateurs parlent déjà de reprise, alors que d’autres sont moins optimistes.  Mais comment relier tous ces chiffres et énoncés à nos réalités quotidiennes dans le monde des affaires?  Doit-on désormais lire l’horoscope plutôt que les pages financières?

Dans les faits, l’incidence du tourbillon économique sur nos affaires tient à plusieurs facteurs, dont le secteur d’activités, la santé financière de l’entreprise, et nos habiletés en tant que gestionnaires.  Les renseignements anecdotiques du RGA révèlent que la grande majorité des membres est touchée par la crise.  Nous notons surtout des réductions d’effectifs et des difficultés à financer des nouveaux projets. 

Toutefois, il existe plusieurs entreprises qui se portent plutôt bien par les temps qui courent.  Et leur succès est, dans bien des cas, fonction des comportements des consommateurs qui se transforment radicalement d’une période de prospérité à une période d’incertitude.  Exemple : si vous êtes dans le secteur de l’automobile vous serez plus favorisé dans le domaine de la réparation que dans la  vente de véhicules neufs.  Il en est de même pour l’alimentation – le restaurant haut-de-gamme est plus vulnérable que l’épicier.  Le même principe s’applique à l’habitation : la réfection reste moins à risque que la vente de maisons neuves.  En somme le consommateur se retranche dans ses engagements financiers – voyant devant lui l’incertitude de l’avenir.  C’est une autre vision du temps.  Si le climat économique inspire la confiance, le consommateur voit  à plus long terme et n’hésite pas à se procurer des biens et services qu’il peut amortir dans le temps.  Inversement, cette vision se raccourci dans un rapport assez direct avec ce qu’il perçoit comme étant ses possibilités réduites de paiement dans un futur plus ou moins rapproché.
Autre facteur – le niveau d’amortissement des immobilisations de l’entreprise.  Typiquement, une jeune entreprise aura sur elle des frais d’opérations importantes qui s’amortissent au cours des années.  Normalement, les entreprises dites « matures » ont un poids d’exploitation moins élevé.  Cela fait souvent la différence entre les profits et les pertes.

Reste toujours la situation particulière de chacun.  L’entreprise qui réussit à retenir son personnel compétent, à bien prévoir ses finances et ses intrants, à continuer de développer ses affaires, et à garder le cap sur ses objectifs, a de bien meilleures chances de passer à travers la tempête.

Ces éléments de succès se constatent chez les membres du RGA.  Toujours à partir de données anecdotiques, nous observons que le profil des entreprises qui se portent bien est corolaire des facteurs que nous avons énoncés.

Morale de l’histoire : en affaires, nous contrôlons un bon nombre d’éléments de notre développement et de notre succès.  D’autres éléments sont plus aléatoires.  A nous de mettre en valeur nos meilleurs atouts – y compris la chance lorsqu’elle passe.

Joanne Lefebvre, RGA


Grève du transport en commun : une proposition dont personne ne sortira gagnant

Mercredi 17 décembre 2008

Joanne LefebvreDeux heures pour se déplacer depuis Orléans ou Kanata, des gens dans l’impossibilité de faire leurs emplettes, aucune place de stationnement au centre-ville : la grève des services de transport en commun ne pouvait tomber plus mal, puisqu’aux inconvénients habituels d’une telle mesure viennent s’ajouter le mauvais temps et la proximité des fêtes. Pour leur part, les délégués syndicaux perçoivent le tout comme un excellent moyen de pression.

Que nous utilisions le transport en commun ou non, nous sommes tous touchés de près ou de loin par cette grève qui réduit notre qualité de vie. Qui sait? Cela fonctionnera peut-être pour le syndicat, du moins à court terme. 

Alors que chacun paie la note à sa façon, certaines tranches de la population souffrent plus que d’autres. D’ici à ce que les parties en cause parviennent à une entente, de nombreuses entreprises enregistreront une baisse de l’achalandage et, par conséquent, des ventes. Vu le creux économique actuel, le syndicat n’aurait, encore là, pu choisir meilleur moment. La grève prendra fin un jour ou l’autre, mais la communauté des gens d’affaires, et notamment les détaillants, continueront longtemps d’en ressentir les effets. Pour la plupart, la période actuelle est normalement la plus occupée de l’année. Elle joue un rôle décisif dans la réalisation d’un profit ou d’un déficit à la fin de l’année. Récupérer d’un tel coup dur prendra beaucoup plus de temps que la durée du litige entre OC Transpo et le sydicat et coûtera énormément aux entreprises.

Donc, ce moyen de pression fonctionnera-t-il à long terme? À l’heure actuelle, il faudrait l’intervention surprise d’un gourou des relations publiques pour parvenir à faire naître un mouvement de sympathie envers des personnes ayant une sécurité d’emploi et des salaires concurrentiels qui refusent une augmentation salariale tandis que des milliers d’autres perdent leur emploi dans pratiquement tous les secteurs économiques. Si l’opinion publique a une quelconque valeur pour les syndicats, disons qu’elle n’est aucunement à la hausse en ce moment. Mais bien entendu, si les syndiqués n’y accordent aucune importance, au moins finiront-ils avec quelques dollars en plus dans leurs poches pour justifier leurs démarches.

Joyeuses fêtes!

Joanne Lefebvre, RGA


C’est fini, non?

Vendredi 21 novembre 2008

Joanne LefebvreLes piliers du secteur bancaire s’écroulent un à un, le piètre rendement des entreprises est navrant, les économies s’évaporent et, comble de malheur, les innombrables tentatives de sauvetage faites par les banques centrales et les gouvernements ne donnent pas les résultats escomptés. Il ne reste plus qu’à espérer qu’on en finisse! 

Il n’y a pas que le pouvoir d’achat qui écope – c’est aussi la confiance des gens qui est minée. « C’est fini, non? », se demande tout un chacun. 

De nombreux experts soutiennent que le Canada est avantagé par rapport aux autres pays du G-8 : notre économie repose sur les ressources et l’énergie et notre situation financière est enviable du fait que nos fonds publics ont été gérés prudemment, comme en témoignent l’absence de déficit ces 15 dernières années et le remboursement de près du tiers de la dette nationale. Il est vrai que tous ces éléments jouent en notre faveur. Mais à mesure que la crise s’aggrave chez nos voisins du sud, certains de nos secteurs sont directement touchés, ce qui rejaillira immanquablement sur les autres, même s’il n’est pas encore possible d’estimer l’ampleur des dégâts à venir.

Pour le moment, les indicateurs clés comme l’emploi et les mises en chantier résistent fort bien à la crise. Par contre, une certaine fragilité est perceptible ailleurs. Le prix des produits de base est en chute libre et les résultats enregistrés par de grandes entreprises canadiennes pendant le troisième trimestre ne sont guère réjouissants.

Sommes-nous en récession? Poser la question, c’est y répondre. Mais comment savoir si le pire reste à venir? Il suffit de continuer à observer les signes précurseurs de la crise afin de voir si le marché de l’immobilier aux États-Unis se stabilise et si les institutions financières accroissent leur solvabilité.

Revenons-en à notre question. Les banques centrales et les gouvernements continuent d’injecter des milliards pour « rétablir le crédit » tandis que l’immobilier  poursuit sa descente. Selon toute vraisemblance, la réponse est donc non.

Et nous sommes encore loin du début de la fin.

Joanne Lefebvre, RGA


Blogue de la PDG!

Mercredi 17 septembre 2008

Joanne Lefebvre Quiconque offre un service dans la langue de choix du client ou de la cliente améliore ses rapports avec lui ou elle.  C’est un élément synonyme de qualité. Si la concurrence est au cœur des affaires, le bilinguisme en est souvent la clef de voûte.

Le RGA est, depuis maintenant 25 ans, engagé dans la promotion du bilinguisme au sein du monde des affaires. Nous sommes des participants clés, avec de nombreux partenaires, dont la Ville d’Ottawa et Patrimoine Canadien, au programme Aide aux entreprises, une initiative visant à appuyer les entreprises qui souhaitent améliorer leurs services à la clientèle en français et en anglais.

Nous vous invitons à consulter le www.aide-aux-entreprises.ca et à prendre note des avantages que vous pourriez tirer des services offerts par ce programme!

Joanne Lefebvre, RGA


 
 
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